Il paraîtrait que la première médaille commémorative de Saint-Just fut fabriquée de son vivant, par le graveur Jean-Bertrand Andrieux. Représentant
Saint-Just coiffé du chapeau à plumeaux de représentant en mission, le médaillon en fer datant de la fin du XVIII siècle comporte une inscription "arrivée
du roi à Paris" faisant certainement allusion à la crise de Varenne où la légende veut que Saint-Just ait accompagné le cortège royal de retour de Varennes,
avec un détachement de sa garde nationale.
Parmi les sculpteurs de Saint-Just, Pierre-Jean David, dit d’Angers occupe incontestablement une place majeure. Sculpteur remarquable,
il a créé, autour des années 50 du XIX siècle, une série d'oeuvres représentant les grands révolutionnaires, Robespierre, Saint-Just et
d'autres. Pour concevoir ces oeuvres, David d'Angers a mené un méticuleux travail d'étude biographique et iconographique de ses modèles,
et a pris le pastel Lebas comme modèle pour le très fameux médaillon et un buste en marbre de Saint-Just qui sont aujourd'hui des
classiques de son iconographie.
Au début du XX siècle, le Saint-Just sculpté a fait son entrée au Panthéon; en effet, en 1913, le sculpteur François-Léon Sicard avait
exécuté, pour le monument national, une fresque monumentale "L'autel républcain" érigée à la gloire de la Convention nationale. Au centre
de la composition, cette dernière est représentée par une femme vetue à l'antique offrant une gerbe de lauriers. A sa droite,
les députés parmi lesquels on réconnait Robespierre, Danton, Desmoulins, lui jurent la fidélité, et à sa gauche, s'avance au milieu des soldats,
un cavalier à la figure altière incarnant la puissance militaire de la Révolution. C'est Saint-Just.
Enfin, pour le bicentenaire, le graveur Serge Levet a créé une médaille de bronze à l'effigie de Saint-Just, avec les fières paroles "je n'ai vu que la
vérité dans l'univers et je l'ai dite".