INAUGURATION DE LA NOUVELLE EXPOSITION PERMANENTE
A LA MAISON DE SAINT-JUST
Sauvée de la ruine, réhabilitée et ouverte au public en juin 1996, la maison-musée de Saint-Just, fait aujourd’hui peau neuve s’appuyant sur des moyens numériques modernes pour
présenter l’histoire du jeune Conventionnel Saint-Just et celle de la Révolution.
Depuis deux ans, le comité scientifique de l'Association pour la sauvegarde de la maison de Saint-Just, avec le soutien de la municipalité de Blérancourt, et en concertation avec
l'agence Présence spécialisée en muséographie, œuvraient sur un projet d'aménagement de la maison visant à lui faire gagner en attractivité, tout en conservant son cachet original.
Fruit de ces efforts conjugués, la nouvelle exposition permanente a été inaugurée à la maison de Saint-Just le samedi 26 juin 2010,
en présence d’une assistance nombreuse que cette belle demeure du XVIIIème siècle peinait à contenir dans ses murs. On y voyait Bernard Vinot, président d’honneur de l’association,
Patrick Laplace, maire de Blérancourt, commune assurant la maîtrise d’ouvrage, Jean-Luc Lanouilh, vice-président du Conseil Général de l’Aisne, historiens, journalistes, et
plusieurs admirateurs de Saint-Just venant pour l’occasion…
DISCOURS INAUGURAUX
Les principales parties prenantes du projet ont pris la parole.
M. Bernard VINOT a tenu surtout à remercier tous les amis de Saint-Just. «Si vous n’aviez pas été là, dit-il, si nous n’avions pas été là, aujourd’hui cette maison
n’existerait plus. Nous avons voulu conserver cette maison du XVIIIe siècle, sans laquelle le patrimoine culturel de Blérancourt s’en ressentirait, poursuit-il, et nous avons
voulu faire de l’Histoire, de l’histoire de la Révolution. Elle vous est présentée dans un texte qu’on a voulu neutre, épuré des combats. Je m’en vais sur cette vision historique
nette et claire».
Reprenant la parole, M. Patrick LAPLACE a énoncé les objectifs du projet: «Dans cette maison, nous avons voulu porter un regard particulier sur l’histoire, l’ignorance du
passé nuisant à la compréhension du présent et compromettant dans le présent l’action même. C’est à partir de ce prisme que nous souhaitons regarder l’histoire aujourd’hui. Nous
avons voulu garder la structure de cette maison «épurée», les textes étant regroupés sur des écrans interactifs». Le maire a félicité le travail de l’agence Présence, qui avait
assuré la partie muséographique du projet, et également la disponibilité et la patience de l’Office de Tourisme.
Concluant, M. Jean-Luc LANOUILH a rendu un hommage mérité à Bernard Vinot, citant son autorité morale, ses connaissances d’historien, mais aussi ses vertus de fédérateur,
qui ont permis à l’association, de concert avec les divers élus et partenaires locaux, de réhabiliter la maison de Saint-Just. Aujourd’hui, après 25 ans de présidence, il nous
présente ce musée dédié à l’Histoire, autour du personnage de Saint-Just, dans son infinie diversité. La neutralité de la présentation permettra à chaque visiteur de s’en faire
son idée. Les formes épurées de l’exposition sont aussi un hommage à Saint-Just dont la grandeur ne nécessite pas qu’on en rajoute.
On peut désormais rêver d’une belle fréquentation de nos scolaires.
Félicitant B. Vinot d’avoir passé les rênes de la présidence à une équipe «infiniment jeune» pour le milieu associatif, M. Lanouilh l’a encore une fois remercié «du fond de
cœur, au nom du Conseil Général de l’Aisne».
NOUVEAU MUSEE
On a découvert ensuite la nouvelle exposition, aménagée dans les quatre salles du rez-de-chaussée. Le parcours de Saint-Just en Révolution sera désormais présenté en cinq
séquences à travers les cinq bornes interactives. Conçue sous forme d’un ouvrage, l’exposition obéit au principe chronologique: la première borne pose le contexte de la révolution
et raconte les premières années de l’événement, la seconde est consacrée à l’enfance et à la formation de Saint-Just, et les trois suivantes tracent son parcours politique
jusqu’en Thermidor. Plusieurs niveaux de lecture (grand public, public érudit ou scolaire) permettent à chaque visiteur de suivre cette exposition virtuelle à son rythme, passant
d’un écran à l’autre, ou faisant défiler toutes les séquences sur le même écran.
Un sixième écran fixé dans la dernière salle permet d'accéder à un regard d'auteur contemporain, en l'occurrence celui de Jean-Philippe Domecq auteur de Robespierre, derniers
temps.
Le décor dépouillé des salles permet au visiteur de s’imprégner davantage de l’univers de celui qui aimait tant la simplicité. Les cimaises portant les écrans, aux contours
harmonieux et aux couleurs sobres, ont remplacé les anciennes vitrines en bois, et les panneaux muraux ont laissé place aux célèbres citations ciselées de Saint-Just. L’écriture
fine en lettres noires frappe l’œil et atténue la blancheur vierge des murs si chargés d’histoire.
La présentation offre ainsi une somme de connaissances historiques non seulement sur la vie, l’action et les idées de Saint-Just, mais aussi sur la Révolution française, les
hommes et les événements de cette époque.