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Georges Auguste Couthon 22.12.1755 - 28.07.1794
Couthon est né à Orcet (Puy-de-Dôme). A la veille de la Révolution, il est avocat, surnommé «l'avocat des pauvres». Aux opinions avancées et très actif au
niveau local, où il remplit souvent des fonctions municipales, Couthon marie bien ces
activités avec sa position d'orateur au sein de la loge maçonnique de Clermont et son adhésion à la Société littéraire de la même ville, et ce, malgré la
maladie qui le frappe depuis 1788 et, progressant rapidement, le privera de l'usage de ses jambes.
Dès 1790, il est membre de la Société populaire de sa ville; en 1791, ses concitoyens l'envoient siéger à la Législative. Ayant des idées généreuses et
relativement modérées politiquement au début (il est partisan de la monarchie constitutionnelle la veille de la fuite du roi), Couthon adopte rapidement des
positions plus à gauche. Membre des Jacobins, il s'y rapproche de Robespierre. Elu député à la Convention, Couthon y est très actif en dépit de son état de
santé; il enchaîne plusieurs missions dès novembre 1792 qui se sont toutes avérées très efficaces, Couthon alliant dans sa conduite politique fermeté avec
douceur et modération et évitant au maximum les excès. La plus importante de ses missions est celle à Lyon; la ville est reprise aux rebelles royalistes et
fédéraliste en bonne partie grâce à ses efforts. Mais, s'accordant en cela avec Robespierre, Couthon répugne à mettre à l'exécution les décrets de
l'Assemblée ordonnant la démolition de Lyon. Ce qui lui a valu d'être remplacé par Fouché et Collot d'Herbois;
on connait la suite...
Le rôle de Couthon Conventionnel et membre du Gouvernement révolutionnaire est tout aussi important. Défenseur de la paysannerie, il vote l'abolition totale
des droits féodaux en juillet 1793. Législateur sage, il faisait partie du Comité de la constitution dont il a participé à la rédaction, puis du Comité
législatif s'occupant du nouveau code civil. Partisan de la fermeté, il adhère à la politique de la Terreur et fait adopter le 22 prairial, la fameuse loi
portant sur la réorganisation de la justice révolutionnaire.
Pendant la crise gouvernementale de l'été 1794, Couthon se range sans hésiter du côté de Robespierre déclarant «Tous les patriotes sont frères et amis: pour
moi, je veux partager les poignards dirigés contre Robespierre». C'est ce qu'il a fait: arrêté avec ce dernier, blessé lors de la reprise de l'Hôtel de ville,
Couthon est exécuté le 28 juillet 1794, le premier de la fournée. |
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Fred Personne (Alfred Célestin Personne, dit)
Né le 20.12.1932
Natif d'Auchels, petite ville du bassin minier dans le Nord, à 40 km d'Arras, Fred Personne est issu du milieu rural, d'une famille de paysans et épiciers,
très attachés à leur village natal.
Il entre au collège en 1943, puis au lycée qu'il quitte avec un bac littéraire, et s'inscrit à la faculté des lettres de l'Université de Lille qu'il termine
en 1952. Fred Personne est alors surveillant dans un lycée, puis, au retour de la guerre d'Algérie, instituteur. Mais il est de plus en plus attiré par le
jazz et le théâtre, et la superbe prestation de Jean Vilar dans le rôle de Richard III qui l'a énormément impressionné, joue un rôle de catalyseur. Une
rencontre avec un directeur de troupe lillois en 1957 le fait s'engager définitivement dans une carrière sur les planches. Ayant un don artistique inné, il
devient un excellent comédien, sans jamais avoir suivi de cours de théâtre!
En 1961, Fred Personne part tenter sa chance à Paris se donnant un délai de 6 mois pour essayer. Il y est resté 40 ans, jouant au théâtre chez des metteurs
en scène de renom comme Peter Brook («La Cerisaie»), Roger Planchon, Edmond Tamiz ou Giorgio Strehler, dont les représentations les plus marquants étaient
«Hamlet», «Les fourberies de Scapin», «l'Otage», «Note de service» ou «Après l'amour». Fred Personne a à son actif également une centaine des rôles dans
des (télé)films.
A la retraite depuis quelques années, Fred Personne continue à gâter les spectateurs; il est apparu dernièrement dans la fameuse comédie «Bienvenue chez les
Ch'tis!», sous les traits du savoureux Monsieur Vasseur. Actuellement, le comédien se consacre surtout à ses mémoires dont le premier volume, parlant de son
enfance et de sa jeunesse, a paru récemment sous le titre «Il y a quelqu'un? Non, il n'y a personne!». A suivre!
Filmographie sélective
L'auvergnat et l'autobus (1968)
Les frères Karamazoff (1969, TV)
La cavale (1971)
Les rois maudits (1972, TV)
L'éducation sentimentale (1973, TV)
Saint-Just et la force des choses (1975, TV)
Marie-Antoinette (1975, TV)
Les brigades du Tigre (1978, TV)
La vie des autres (1980, TV)
Au bon beurre (1981, TV)
Liberty belle (1983)
Laura, Laura pas (1986)
La maison de Jade (1988)
Nathalia (1989)
Germinal (1993)
Les mots perdus (1994)
Nuits blanches (1996)
Une voix d'homme (2002)
Prédateurs domestiques (2003)
Avocats et associés (2004, TV)
Louis Page (2006, TV)
Bienvenue chez lez Ch'tis (2008)
La page de Fred Personne sur IMDB
La page de Fred Personne sur lesgensducinema.com
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